28.6.13

Burkina – Luxembourg : Yann Nachtman honoré pour services rendus

En fin de séjour au Burkina Faso, Yann Nachtman, chargé de programme du Bureau Lux-Development, a été fait Chevalier de l’Ordre national, ce mardi, 25 juin 2013 à Ouagadougou. Pour sa contribution significative au Programme national Plates-Formes multifonctionnelle pour la Lutte Contre la Pauvreté.


C’est le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Tibila Kaboré, qui a porté à M. Nachtman, cette médaille que le Président du Faso a bien voulu lui décerner.
« Grâce à votre implication personnelle, à votre disponibilité et à l’efficace impulsion que vous avez toujours su insuffler, vous avez contribué de manière très significative à accompagner le Programme National Plates-Formes Multifonctionnelles pour la Lutte Contre la Pauvreté », lui a signifié le ‘’SG’’ Kaboré. Il lui a en outre rendu un vibrant hommage pour ses actions.
Très heureux et très ému
Devant cette marque de reconnaissance, Yann Nachtman n’a pas manqué de mots pour exprimer ses sentiments : « Je suis vraiment très heureux et très ému d’être parmi vous ce soir, très touché de recevoir de vos mains cette distinction que je dédie à la coopération entre le Burkina Faso et le Luxembourg, à celles et ceux qui font cette coopération au quotidien d’un côté comme de l’autre, je la dédie aussi à ma chère famille qui me supporte dans tous les sens du terme depuis toujours !
La vie d’un homme est jalonnée de temps forts. Ce soir fait bien sûr partie de ces moments qui marquent une vie ».
Membre du Comité de pilotage et de financement du Programme PTFM
Chargé de programme partant de Lux-Development, Yann Nachtman était aussi membre du Comité de pilotage et du Comité de financement du Programme national PTFM, dans lequel le Grand-Duché de Luxembourg est un des partenaires clé.
À ce titre, son accompagnement au Programme National Plates-Formes Multifonctionnelles a été utile et porteur, notamment en ce qui concerne les décaissements des tranches des contributions de la partie luxembourgeoise.
Burkina – Luxembourg : Une coopération fructueuse
Comme l’a souligné le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, le Burkina Faso et la Coopération luxembourgeoise entretiennent un partenariat fructueux, en particulier sur le Programme National Plates-Formes Multifonctionnelles pour la Lutte Contre la Pauvreté.
« À ce jour, la Coopération luxembourgeoise a décaissé 100% des ressources promises. Au total, plus de 5 254 milliards de francs CFA ont été mis à la disposition du Programme ».
Par ailleurs, le village artisanal de Ouagadougou et le Centre national de Transfusion sanguine, sont entre autres, les fruits de la coopération entre le Burkina Faso et le Grand-Duché de Luxembourg.
Une coopération dynamique dans laquelle Yann Nachtman a joué sa partition, lui qui est arrivé au Burkina au début des années 2000, au moment où cette coopération bilatérale était encore naissante.

Labels:

11.4.13

Fin du projet BKF/014

Burkina Faso: Fin du projet BKF/014 - Près de 2 milliards de F CFA de financement de Lux-Development


Après plus de quatre années d'appui à l'alphabétisation dans la région des Hauts-Bassins, le projet BKF/014 « Autonomisation du dispositif d'alphabétisation des Hauts-Bassins » est arrivé à son terme. Pour marquer l'événement, le ministère de l'Education nationale et de l'Alphabétisation et la Coopération luxembourgeoise ont organisé un séminaire le vendredi 4 avril 2013 à Bobo-Dioulasso.
Le projet BKF/014 qui s'achève est la troisième phase d'un appui à l'alphabétisation démarré en 1999 par l'Agence luxembourgeoise pour la Coopération au Développement dénommée Lux-Development. Les deux premières phases étaient intitulées BKF/03 et BKF/010. L'objectif de cette dernière phase était d'autonomiser le dispositif d'alphabétisation mis en place lors des deux précédentes afin de pérenniser cet appui. Il s'agissait de renforcer les acteurs de l'éducation non formelle, afin de créer les conditions d'une alphabétisation toujours plus fonctionnelle et de qualité adaptée aux réels besoins langagiers et socioprofessionnels des bénéficiaires. Au terme de ce projet, plusieurs acquis ont été enregistrés : 28 273 personnes ont été alphabétisées, soit une contribution de 3% à l'effort national d'alphabétisation et 37% au niveau régional. Les opérateurs, financés par le projet, ont été orientés résolument vers une gestion transparente, efficiente et efficace des ressources, respectant scrupuleusement les clauses contractuelles.
Le projet a également permis d'autonomiser près de 22 unions communales d'alphabétisation et 3 unions provinciales d'alphabétisation dont la plupart bénéficie aujourd'hui du financement du Fonds pour l'alphabétisation et l'éducation non formelle (FONAENF). Ces derniers peuvent désormais voler de leurs propres ailes pour avoir appris à gérer en commun leurs biens. Ils ont également eu des rudiments en matière d'écriture, de lecture en langue nationale dioula. Pour le coordonnateur du projet BKF/014, Moussa Bourgou, ces résultats engrangés « avec professionnalisme et efficacité à la satisfaction de tous » ne se sont pas faits sans difficulté. « A mon arrivée au projet le 12 février 2009, le constat n'a pas été facile parce que j'avais une lecture différente de la mise en œuvre du projet BKF/014 » , a-t-il dit. Les deux premières phases, BKF/03 et BKF/010, n'étaient pas suffisamment visibles selon lui. M. Bourgou estime que leurs résultats peu satisfaisants n'ont pas facilité le montage du document de projet de la troisième phase. Des blocages se sont présentés, mais fort heureusement, ils ont été surmontés avec le soutien des supérieurs hiérarchiques et l'accompagnement ferme du comité de pilotage. « Nous avons pu relire et adapter le document de projet, et nous avons travaillé à l'amélioration continue de la communication interne et externe ainsi que le renforcement de la collaboration avec l'ensemble des structures partenaires », a-t-il indiqué. Les stratégies développées par le projet ont permis aux acteurs et bénéficiaires de s'investir pleinement dans la gestion rigoureuse des ressources et le bon suivi de la mise en œuvre des activités programmées.
Des motifs de satisfaction
Le projet BKF/014, à l'instar des autres a été financé par le Grand-Duché de Luxembourg à travers Lux-Development à hauteur de 1 967 871 000 F CFA. Une somme déboursée par tranches pendant cinq ans. Aussi, pour Georges Ternes, le Chargé d'affaires de l'ambassade de Luxembourg au Burkina Faso, les motifs de satisfaction sont nombreux. En effet, a-t-il souligné, « Le projet a apporté une contribution non négligeable en termes d'alphabétisés dans la région des Hauts-Bassins et une autonomisation du dispositif d'alphabétisation ». Il a permis, toujours selon lui, de jeter les bases pour pérenniser de façon autonome et sans appui direct, toutes les initiatives d'alphabétisation mises en place. M. Ternes a noté qu'au cours d'un atelier tenu la semaine dernière, les bénéficiaires et les acteurs impliqués dans le projet ont fait montre d'une détermination farouche à continuer l'alphabétisation. Certes, le projet exécuté de mars 2009 à mars 2013 prend fin, mais la coopération elle continue, a-t-il fait savoir. « C'est le BKF/014 qu'on clôture, mais les bases solides que ce projet et ceux qui l'ont précédé laissent, les liens tissés ne s'arrêtent pas aujourd'hui », a-t-il insisté. Il est prévu à cet effet une formation professionnelle au niveau national, et un appui avec l'installation d'un fonds commun à partir de 2014, en faveur de l'éducation de base. Lux-développement compte travailler à l'interconnexion entre la problématique de l'alphabétisation et celle de la formation professionnelle tant en français que dans les langues du milieu dont le dioula et le bobo.
Bientôt un atelier régional pour l'alphabétisation
Le ministre délégué à l'Alphabétisation, Amadou Diemdioda Dicko a salué les efforts engrangés, non sans avoir rappelé que les défis à relever sont toujours de mise et commandent une synergie d'action de tous les acteurs. Dans la région, il y a 11 communes qui n'ont pas pu être couvertes par le projet, a-t-il laissé entendre. C'est pourquoi,a-t-il poursuivi, un atelier avec les 33 communes des Hauts-Bassins est prévu pour impliquer davantage les maires afin qu'ils prennent en compte l'alphabétisation dans leurs budgets. Ce qui permettra d'accompagner non seulement les groupements qui bénéficient des financements, mais aussi les opérateurs émergents pour qu'ils puissent se prendre en charge. « Pour réussir le développement, il faut abattre un ennemi qui n'est autre que l'analphabétisme », a-t-il clamé. Le ministre Diemdioda Dicko a remercié la Coopération luxembourgeoise grâce à laquelle la région dispose maintenant de structures d'alphabétisation. Il envisage transformer les bâtiments que laisse le projet BKF/014, en un centre de formation. Par ailleurs, M. Dicko note avec satisfaction que bien que le projet BKF/014 soit clôturé, Lux-Development représenté au niveau du FONAEF continuera ses appuis autrement. Le séminaire de clôture s'est achevé par l'adoption du projet de rapport après des échanges constructifs entre les différents acteurs. Il faut noter que Lux-Development agit au-delà des frontières du Burkina Faso. Au Niger par exemple, il y a des programmes dans le domaine de l'éducation de base et de la formation professionnelle.

Labels:

6.3.13

FESPACO 2013

Moisson de prix au FESPACO pour le documentaire « Le bois de survie » 

Kadi, Dafra et les femmes du village de Koro 2, un fagot de bois sur la tête, franchissent 10 km et 3 falaises tous les matins pour vendre le bois qu’elles coupent afin de nourrir leur famille. Téné, Sophie et Kadi Nana partent en vélo à 17 km en brousse, tous les jours, pour acheter du bois de chauffe qu’elles ramènent à leurs risques et périls jusqu’à Bobo-Dioulasso. 

Nathalie comme d’autres femmes de Bobo-Dioulasso, ont vécu les mêmes souffrance pour survivre avec leurs enfants. Mais grâce à un projet initié à Bobo-Dioulasso par le Ministère de l’Environnement burkinabé avec l’appui de la Coopération luxembourgeoise, elles ne sont plus coupeuses de bois clandestines. Elles ont l’opportunité de se reconvertir dans des métiers qui  leur permettent d’avoir une vie sociale décente.

Présenté à l’édition 2013 du FESPACO à Ouagadougou, ce documentaire réalisé par M. Abraham FOFANA a obtenu trois prix spéciaux : le Prix de l’Espoir, le Prix Initiative Pauvreté et Environnement, le prix du Ministère burkinabè de l‘Environnement.

Labels:

24.1.13

Ministère de l’Environnement et du Développement Durable : Travaux pratiques sur « la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement »

La Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne et la Coopération Luxembourgeoise ont choisi d’opérationnaliser l’esprit de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. En pole position, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable à travers un mécanisme de cofinancement de projets dans le secteur forestier. En rappel, la déclaration de Paris adoptée en mars 2005 par les pays donneurs et partenaires repose sur l’appropriation, l’harmonisation, l’alignement, les résultats et la responsabilité mutuelle pour accroitre et renforcer ensemble l’efficacité de l’aide au développement. 

Le Burkina Faso à travers le département en charge de l’environnement est bénéficiaire du Programme d’Investissement Forestier (PIF) conçu en lien avec les fonds stratégiques du climat par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).Le PIF se décline en deux projets à savoir le Projet de Gestion Durable Décentralisée des Forets( PGDDF) que finance la Banque Mondiale et le Projet de Gestion Participative des Forets Domaniales porté par la BAD, la Banque Africaine de Développement. A coté de ce programme PIF se monte le PASF, un Projet d’Appui au Secteur Forestier financé par la Coopération Luxembourgeoise. Soutenant cette dynamique, l’Union Européenne s’est engagée à cofinancer ce dernier projet. 

Ce regain d’intérêt pour le secteur forestier de la part des partenaires techniques et financiers tire son fondement dans l’activisme positif du Burkina en matière de lutte contre la désertification, les changements climatiques et la pauvreté à travers la valorisation et la promotion des services et produits rendus par les forets. De même, de nombreuses initiatives et expériences endogènes basées sur la valorisation des savoirs locaux existent qui permettent une gestion participative et durable des ressources naturelles. 

En recevant en audience les quatre partenaires au développement ce vendredi 18 janvier 2013, le Ministre Salif OUEDRAOGO a dit toute sa satisfaction de voir ensemble ces bailleurs traditionnels s’accorder pour fédérer et harmoniser leurs appuis au profit de son ministère .Il a suggéré que des mécanismes et des outils de management et de gestion soient conjointement trouvés pour ,d’une part assouplir les procédures en vue d’atténuer les lourdeurs ,et de favoriser une exécution efficace et efficiente des projets d’autre part. Pour ce faire il veillera à ce que les équipes qui vont piloter les projets soient animées de personnes compétentes et dévouées. 

Le tour de table des quatre partenaires a permis à chacun de réitérer son engagement et sa détermination à accompagner le ministère pour la bonne conduite du PIF et du PASF dans la dynamique de l’opérationnalisation du Programme National du Secteur Rural (PNSR), un des principaux piliers de la SCADD .Ils ont tous salué la bonne collaboration avec le département de l’environnement et du développement durable et dit toute leur disponibilité à œuvrer de concert pour imprimer avec le ministère les marques d’une croissance inclusive et verte en réponse aux changements climatiques. C’est pourquoi ils ont souhaité que le ministre diligente les arrangements institutionnels afin que les zones d’intervention des projets soient identifiées et que les équipes de coordination et de gestions voient le jour. 

La partie burkinabè et les partenaires multilatéraux se sont accordés pour entretenir la concertation régulière pour permettre une opérationnalisation adéquate des projets du PIF et du PASF. Une feuille de route devra être élaborée par le point focal PIF pour indiquer clairement la cadence des activités qui doivent se mener avant le mois d’avril 2013 qui sera consacré à une mission conjointe de pré évaluation du PIF. Cette coopération entre les partenaires (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Union Européenne et le Luxembourg) est l’une des rares expressions et expériences concrètes de l’application de la Déclaration de Paris sur l’aide au développement dans notre pays. Une démarche commune qui traduit le concept de l’ALIGNEMENT prôné par ladite déclaration et qui signifie que les donneurs font reposer l’ensemble de leur soutien sur les stratégies nationales de développement, les institutions et les procédures des pays partenaires. 

Les actions de ces donneurs sont ainsi mieux harmonisées et plus transparentes tout en permettant une plus grande efficacité collective. C’est un engagement qui vise à rechercher une gestion axée sur les résultats. 

DCPM /MEDD - http://www.lefaso.net/spip.php?article52361&rubrique216
Article du 20 janvier 2013 sur le site www.lefaso.net

Labels:

10.12.12

BURKINA : Premier appui concret du Programme d'Appui au Secteur forestier (PASF)

Les cadres et agents du MEDD se forment à la programmation et au rapportage des activités

Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) a tenu, le 6 décembre 2012, à Ouagadougou, un atelier de formation en approche sectorielle des cadres et des agents du ministère. Ce cadre d’échanges avait pour objectif de renforcer les capacités des instances du MEDD en charge de la planification et du suivi-évaluation, en vue de garantir une meilleure programmation et un bon rapportage de ses activités.

« Garantir une meilleureélaboration des plans de travail annuels (programmation) et une bonne rédaction des rapports(bon rapportage) de ses activités », c’est le butrecherché par leministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD)à travers l’organisation de cet atelier de formationde ses cadres et agents en charge de la planification et du suivi-évaluation.Cette formation en approche sectorielle a eu lieu le 6 décembre dernier à Ouagadougou.La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général (SG) du MEDD, Sambou Coulibaly. Il a affirmé que cet atelier intervient dans un contexte marqué par la promotion de la culture du « rendre compte ». Et de ce fait, « il devient important de multiplier ce type de concertation pour s’accorder sur le mode de fonctionnement adéquat du système de programmation et de rapportage des activités du département en charge de l’environnement », a renchéri le SG du ministère. Pour Sambou Coulibaly, cet atelier permettra,entre autres, aux participants de disposer d’outils consensuels de programmation et de rapportage. Il n’a pas aussi manqué de remercier l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg et celle du royaume de Suède au Burkina Faso pour leurs efforts consentis et les initiatives qu’elles ne cessent de développer pour la conservation et la gestion durable des ressources forestières au Burkina Faso. En effet, le président de la cérémonie d’ouverture a confié que c’est la feuille de route validée dans le cadre du démarrage du Programme d’appui au secteur forestier (PASF) que les ambassades ont soutenu, qui se met en marche à travers cet atelier de renforcement de capacités du MEDD.

LAMINE OUEDRAOGO, DEP DU MEDD Contexte dans lequel se situe l’atelier

« Le MEDD s’est doté, en 2007, d’un Programme décennal d’actions (PDA) et de Programmes triennaux de l’environnement et du cadre de vie (PROTECV) glissants opérationnels à même de créer une dynamique d’ensemble et des synergies de toutes les actions tendant à la réalisation d’objectifs généraux du MEDD définis à des échéances déterminées. Par ailleurs, depuis 2010, le ministère s’est inscrit dans une dynamique sectorielle avec les deux autres départements en charge du développement rural (ministère de l’Agriculture et de l’hydraulique et le ministère des Ressources animales). Cette dynamique s’est soldée par la formulation du Programme national du secteur rural (PNSR). L’un des principaux outils d’opérationnalisation du programme au niveau du département en charge de l’environnement est le Programme d’appui au secteur forestier (PASF) dont le début de la mise en œuvre est prévu pour 2013. La Direction des études et de la planification (DEP), chargée de la programmation et du rapportage des activités, de la capitalisation des données, du suivi-évaluation de l’ensemble des intervenants des structures centrales et déconcentrées du MEDD et des projets et programmes à lui rattachés, se doit, à cet effet, d’avoir les moyens de fournir régulièrement des données d’appréciation et de suivi pour éclairer en permanence les décisions des acteurs à tous les niveaux de la gouvernance. C’est dans cette optique que le système de suivi-évaluation du PDA a mis en place le Système d’information, de planification et de suivi-évaluation des activités (SIPSEA) du MEDD avec pour objectifs : d’une part, de fournir avec précision tous les éléments nécessaires à la mise en œuvre et au bon fonctionnement du système ; et d’autre part, de dégager des principes méthodologiques et techniques utiles pour la gestion du programme décennal d’actions du secteur de l’environnement. Force est de constater que le SIPSEA, qui se veut un outil opérationnel, rencontre quelques difficultés du fait de la non-mise en application de la base des données devantconduire le processus. Aussi, il est à noter l’apparition d’autres plans de programmation et de rapportage, notamment ceux du Programme national du secteur rural (PNSR) et du Programme d’appui du gouvernement pour l’émergence et le développement durable (PAGEDD). Ayant fait l’analyse des différents outils opérationnels de mise en œuvre des actions et des activités, il est apparu nécessaire à la DEP de revisiter les différents canevas et d’en proposer des prototypes pour la planification et le rapportage qui soient en phase avec les orientations gouvernementales et les politiques sectorielles. C’est dans ce contexte que s’organise le présent atelier de formation qui se veut un cadre de formation et de concertation et qui permettra, à travers les échanges directs, de renforcer les capacités des acteurs et de mieux cerner leurs différentes préoccupations dans l’élaboration des plans de travail annuels (PTA) et la rédaction des rapports d’activités ».

Germaine KERE
Publié le dimanche 9 décembre 2012

Labels:

22.11.12

Formation professionnelle au Burkina Faso


Plus de 16 milliards FCFA mobilisés pour soutenir la politique nationale du Burkina Faso en matière de formation professionnelle.

Du 12 au 16 novembre 2012, a eu lieu la première mission conjointe  des partenaires du Programme d’Appui à la Politique Sectorielle d’Enseignement, Formations technique et professionnelle (PAPS/EFTP), organisée en amont de la première session de son Comité de Pilotage tenue le 15 novembre 2012 au Ran Hôtel Somketa de Ouagadougou.

Former plus de jeunes en relation avec le monde économique pour une meilleure employabilité ! 

Tel pourrait être le condensé de la nouvelle politique nationale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels au Burkina Faso et du plan d’action qui l’accompagne.

Cette volonté de développer les compétences à grande échelle et tous azimuts au Burkina Faso répond à deux enjeux majeurs : l’arrivée sur le marché du travail de plusieurs centaines de milliers chaque année (ceux-ci étaient estimés à 287 000 en 2008), le faible niveau de qualification des travailleurs en particulier en milieu rural.

Les documents de la Politique nationale et du Plan d’actions d’EFTP dressent globalement une image peu performante du système actuel de l’EFTP au Burkina Faso. Les principaux constats mentionnent que, à l’heure actuelle, le système produit, moyennant des coûts importants, relativement peu de ressources formées, dont les qualifications ne correspondent que très marginalement aux besoins des principaux employeurs et aux possibilités d’emploi ou d’auto-emploi de l’économie burkinabè.

Les formations dispensées sont en général décrites comme trop longues (et par là trop coûteuses), trop théoriques ainsi que peu adaptées aux besoins concrets des différents métiers et emplois auxquels elles sont censées former.
Pour certaines filières (agro-sylvo-pastorale, artisanat, mines etc.), pourtant très importantes dans l’économie burkinabè, le système ne compte que peu ou pas de formations. A l’inverse, pour nombre de filières tertiaires de comptabilité, secrétariat, économie, droit etc., où les besoins sont moins importants, le système continue de former massivement. 

Dès l’adoption du plan d’actions de l’EFTP en septembre 2011, plusieurs partenaires techniques et financiers, organisés dans un cadre de concertation dont le Luxembourg est le chef de file, ont signifié au gouvernement burkinabè, leur volonté d’appuyer le plan d’actions national du secteur de l’EFTP, de manière coordonnée. 

Une des traductions concrètes de cette volonté d’accompagnement du nouvel élan de la formation professionnelle au Burkina Faso est le programme d’appui à la politique sectorielle d’EFTP (PAPS/EFTP) qui a démarré ses activités depuis le premier juillet 2012. A travers une mutualisation des appuis de l’Agence française de développement (5 M. EUR), de la Coopération autrichienne (1,8 M), de la Coopération luxembourgeoise (10 M EUR) et bientôt des coopérations Taïwanaise et Suisse et éventuellement d’autres partenaires, ce programme devrait permettre d’améliorer l’accès, la qualité et le pilotage du secteur de l’EFTP en mettant l’accent sur l’adéquation entre emploi et formation. Au total plus de 42 000 jeunes devraient à travers ce programme d’appui, bénéficier, à l’horizon 2016, d’une formation de qualité, favorisant leur intégration socio-professionnelle.

Cet important programme d’appui au secteur de l’EFTP est mis en œuvre par le Ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, en collaboration avec les autres Ministères actifs dans le secteur et secteur privé. Le Fonds d’Appui à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA) jouera un rôle essentiel pour le financement de la formation professionnelle et le renforcement de capacités des promoteurs et opérateurs de formation. 

La mission conjointe, composée des partenaires techniques et financiers du PAPS/EFTP et des représentants du MJFPE, du MESS et du MENA, conformémement au protocole de financement commun signé entre les parties a fait un travail de suivi de la mise en œuvre du programme, formulé des recommandations et participé à la session du Comité de Pilotage.
Celui-ci comprend les ministères aux premières lignes en matière d’EFTP, l’Association des Régions du Burkina Faso, les fonds de financement de la formation professionnelle, les représentants de la société civile et du secteur privé (Conseil national du Patronat Burkinabé, la Fédération nationale des Artisans du Burkina Faso, la Fédération nationale des Organisations paysannes, les chambres consulaires, l’Association des Parents d’Elèves, l’Association nationale des Centres privés de Formation) et les partenaires techniques et financiers.

Cette première session a permis l’adoption du Plan d’Actions annuel 2013 du programme.

Section menuiserie-bois du Centre de Formation professionnelle de Référence de Ziniaré –
un seul homme parmi les jeunes gens dans cette classe.

Labels:

25.6.12

Formation technique et professionnelle : Plus de 15 milliards pour la formation et l’employabilité des jeunes


Trois pays européens ont signé avec le Burkina Faso, le jeudi 21 juins 2012, un protocole de financement commun de 23,8 millions d’EUR (environ 15,6 milliards de F CFA) pour la mise en œuvre du Programme d’appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et  professionnels (PAPS-EFTP).
Les documents ont été signés par le ministre de l’Économie et des Finances, Lucien M. N. Bembamba, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Grand-Duché de Luxembourg,  Georges Ternes, le directeur de l’Agence française de Développement Patrice Tranchant, et le Chef du bureau de coopération de l’ambassade d’Autriche, Walter Ehmeir.
La République française (à travers l’AFD), le Grand-Duché de Luxembourg et l’Autriche entendent ainsi accompagner le Burkina dans ses efforts d’enseignement et de formation techniques et professionnels dans la perspective d’une plus grande employabilité des jeunes.
Ce protocole de financement commun vise à soutenir l’opérationnalisation du Plan d’action de la Politique nationale à travers la politique sectorielle d’enseignement et la formation techniques et professionnels, adopté en septembre 2010 par les partenaires sus cités et le gouvernement burkinabè.
Il va s’agir de contribuer à l’offre de formation professionnelle et l’employabilité des jeunes à travers entre autres, le soutien aux filières économiquement porteuses de croissance et d’emplois, l’amélioration de l’adéquation formation-emploi, le renforcement des outils et des ressources humaines pour piloter le secteur.
Le financement est reparti comme suit : 6,56 milliards de francs CFA pour la Coopération luxembourgeoise, 3,3 milliards pour l’Agence française de Développement (AFD), 1,2 milliards pour la Coopération autrichienne. La contribution du budget de l’État, lui, s’élève à 4,6 milliards de francs CFA.
Les partenaires s’engagent, par la signature de ce protocole, à harmoniser les procédures de financement du programme de manière à, d’une part améliorer l’efficacité de la mise en œuvre, et d’autre part réduire les charges administratives du gouvernement et les coûts de l’opération.

Labels:

9.5.12

Trophée de la meilleure pratique en contrôle interne

Dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre du Programme Régional d’Appui à la Finance Décentralisée (PRAFIDE), élaboré par la BCEAO en 2004 pour consolider les SFD de l’espace UEMOA, la Coopération luxembourgeoise à travers le projet AFR/017, a focalisé son accompagnement du secteur sur certains domaines, dont le contrôle interne.


Le contrôle interne étant d’une importance capitale dans le management d’une institution, a conduit le projet à élaborer un guide méthodologique pratique du contrôle interne des SFD et, à mettre en place un dispositif approprié pour son déploiement dans chacun des 8 pays de l’UEMOA.

Au Burkina Faso, 34 SFD sélectionnés par la Direction de la Microfinance, l’Unité Technique d’Exécution du Plan d’Action de la Stratégie Nationale de Microfinance, l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Burkina Faso et le projet AFR017, ont bénéficié de l’appui du projet à travers deux (02) agents de déploiement qui ont formé trente sept (37) points focaux des structures concernées et accompagné les SFD dans le processus de mise en place et de suivi de leur dispositif de contrôle interne. 


A l’issue du processus de déploiement de ce guide, certains SFD ont réalisé dans le délai imparti leurs plans d’actions contrairement à d’autres qui ont accusé des retards.
Pour encourager et récompenser les efforts consentis par les SFD participants au projet dans la mise en œuvre du guide méthodologique du contrôle interne.


l’AP/SFD-BF en partenariat avec le projet AFR 017 de Lux Development et la BCEAO, a organisé le jeudi 26 avril 2012 à Palace Hôtel, une cérémonie de remise de trophées.
Cette cérémonie présidée par Madame la Directrice de la Microfinance, représentant Monsieur le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique a connu la participation de :
 La Coordonnatrice Principale du Projet AFR 017 ;
 Une Représentante du Directeur Nationale de la BCEAO ;
 Un Représentant de la Coordonnatrice de l’Unité Technique d’Exécution du Plan d’Actions de la Stratégie Nationale de Microfinance ;
 Le Président de l’AP/SFD-BF ;
 Les Agents de Déploiement ;
 Les Dirigeants et les points focaux des SFD qui ont pris part au projet ;
• Le personnel de la Direction Exécutive de l’AP/SFD-BF.

Quatre (4) SFD ont été distingués par des trophées. ; à raison de deux (2) SFD pour la petite catégorie(encours de crédit au 31/12/2010 inférieur à 250 millions de FCFA) et d’un SFD pour chacune de la moyenne (encours de crédit au 31/12/2010 supérieur à 250 millions de FCFA et inférieur à 2 milliards de FCFA) et grande catégorie (encours de crédit au 31/12/2010 égal ou supérieur à 2 milliards de FCFA).

Ce sont : 
• Le Réseau des Caisses Populaires du Burkina, au titre de la Grande catégorie ;
• Micro Start-Action des Femmes pour le Développement au titre de la Moyenne catégorie ;
• La Société de Financement de la Petite Entreprise au titre de la Petite catégorie ;
• La Mutualité Femmes et Développement au titre aussi de la Petite catégorie.


Article original sur le site de l'Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés au Burkina Faso (APSFD)





Labels:

28.3.12

Le ministre de la tutelle encourage l’appui du projet BKF/014

Dans le cadre de la 7e session du projet de coopération Burkina-Luxembourg pour l’alphabétisation (BKF/014) tenue le jeudi 15 mars 2012 à Bobo-Dioulasso, le ministre délégué de l’Education nationale et de l’alphabétisation, chargé de l’alphabétisation, Zacharia Tiemtoré, a visité des centres d’alphabétisation réalisés dans le Houet avec le soutien du BKF/014. Les acteurs dudit projet ont été encouragés par le ministre pour le travail abattu sur le terrain.


Le projet BKF/014 qui s’inscrit dans le cadre de la politique nationale d’alphabétisation, des options stratégiques nationales telles que le « faire-faire » et le processus de décentralisation, a tenu sa septième session le jeudi 15 mars 2012 dernier à Bobo-Dioulasso. L’objectif général de cette phase qui est de contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale d’alphabétisation pour l’atteinte d’un taux de 60% d’alphabétisés en 2015, a été globalement jugé satisfaisant selon les acteurs du projet. « Avec un démarrage difficile en 2009, le projet a atteint sa vitesse de croisière », ont souligné les membres du comité de pilotage lors de la présentation du bilan de cette phase. Selon les différents intervenants, le projet a permis de renforcer l’autonomie des opérateurs du tissu associatif. Toute chose qui garantit la pérennisation de l’offre et la qualité des services d’alphabétisation et d’éducation non formelle dans la région des Hauts-Bassins. La stratégie d’intervention du projet a été matérialisée par le renforcement des capacités des Unions communales des associations pour la promotion de l’alphabétisation (UCAPA) avec l’appui des Unions provinciales des associations pour la promotion de l’alphabétisation (UPAPA). Cela permettrait aux plus dynamiques de devenir des opérateurs crédibles d’alphabétisation au plan local. Quoique le projet tire vers sa fin en 2013, le chargé d’affaire de l’ambassade de Luxembourg au Burkina, George Ternes, s’est réjoui des résultats engrangés sur le terrain au regard du taux de décaissement. De ce fait, la diversification linguistique, la prise en compte des groupes spécifiques, l’ouverture de centres à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo (MACB), une augmentation de 11 % du nombre de centres par rapport à 2011 sont autant d’innovations palpables qui témoignent de la réussite de cette phase selon le comité de pilotage. Une visite sur le terrain a permis au ministre de l’Education non formelle, Zacharia Tiemtoré qui a présidé la session, de constater l’effectivité de l’alphabétisation et de son appréciation par les populations. Dans le volet prise en compte des groupes spécifiques, le ministre et sa délégation ont visité le centre de braille 1re année avec l’Association des aveugles et malvoyants (AAMV Espérance) situé au secteur 22 de la ville de Bobo-Dioulasso. Selon le responsable du centre, Abdoulaye Traoré, l’alphabétisation qui se fait en trois ans, suivie d’une formation en métier, permet aux apprenants de s’autonomiser, une autre façon pour combattre la pauvreté et la mendicité liée à leur handicap. La seconde étape a été les centres d’alphabétisation (mooré et dioula) de la MACB, où les détenus apprennent non seulement à lire et à écrire, mais aussi à traiter des sujets de la vie courante, à apprendre des métiers. Toute chose qui leur permet de préparer une bonne réinsertion sociale après avoir purgé leur peine. Toujours dans le lot des centres qui sont du ressort des UCAPA à Bobo-Dioulasso, le centre de Sirayiri Formation a aussi retenu l’attention des visiteurs. Environ 25 femmes, majoritairement commerçantes, ont pu acquérir les rudiments du français. Mieux, elles parlent couramment la langue de Molière, seulement en l’espace de trois ans d’apprentissage. Comme dans les autres centres visités, des démonstrations ont été faites par les apprenants en lecture, calcul et autres exercices, pour confirmer au ministre toute l’importance de l’alphabétisation dans leur épanouissement. A Tondogosso, le siège des UCAPA Bobo, village situé à environ 15 kilomètres de la commune, 30 apprenants ont, dans une classe, fait leur preuve : association de l’alphabétisation et formation professionnelle sur l’aviculture. Tout comme dans les autres centres visités où le ministre leur remettait des matériels didactiques, il a offert aux apprenants des aliments de volailles, des déparasitants et des coqs de race en vue d’améliorer leur élevage. C’est le centre AI Curricula de Niamadougou qui a clos cette série de visites sur le terrain. Les 31 apprenants dont 14 femmes, ont été encouragés par le ministre et le projet BKF/014, pour le travail remarquable abattu. L’ensemble des centres visités ont constitué pour le ministre, un réel motif de satisfaction. Il a indiqué que l’alphabétisation est facteur de développement, en ce qu’elle permet à des personnes qui avaient perdu l’espoir de savoir lire et écrire, de sortir de l’obscurantisme et de réorganiser leurs secteurs d’activité. 

Article de Josias Zounzaola DABIRE

Labels:

16.3.12

Village artisanal de Ouagadougou

Les uns quittent les lieux, d’autres font une grève de faim


9 février 2012, par Webmaster
Le Village artisanal de Ouagadougou (VAO) vit actuellement une autre étape de la situation de précarité qu’il traverse depuis un certain temps. Les artisans qui refusaient de partir, après y avoir passé 12 ans, ont été déguerpis samedi 4 février 2012. Le même jour, une décision de justice a ordonné à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) de rouvrir les portes du Village aux artisans déguerpis. Ce qui reste assez bizarre est que les artisans ne sont pas unanimes sur le système de rotation que certains refusent au point d’engager une grève de faim.


« Grève de faim ». Pouvait-on lire sur une petite pancarte fixée à l’entrée du Village artisanal de Ouagadougou (VAO), ce jeudi 9 février à 13 heures 30 mn. A proximité de la pancarte, un homme âgé d’une cinquantaine d’années couché, entouré de quelques personnes dont des femmes et des enfants. L’homme répondant au nom de Urbain Kouldiaty, se présente comme étant un artiste pyrograveur récemment déguerpi du site du VAO. Le samedi 4 février 2012, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a procédé au déguerpissement de 49 artisans qui refusaient de quitter le VAO parce qu’ils devaient laisser la place à d’autres artisans depuis le 31 décembre 2011, selon le principe de la rotation. Les artisans déguerpis et mécontents de la décision avaient porté le différend devant la justice qui a tranché en leur faveur. « L’argument du Tribunal de grande instance de Ouagadougou est que la CCI-BF ne peut pas mettre fin au contrat de bail entre elle et les artisans ». (Cf le journal Le Pays n°5046 du mercredi 8 février 2012). Urbain Kouldiaty dit avoir entamé la grève de faim depuis le mardi 7 février 2012 pour manifester sa désapprobation contre l’insistance de la CCI-BF malgré la décision de justice qui leur donne raison. Visiblement affaibli, il dit avoir le soutien de ses collègues. « Notre stratégie de grève de faim est organisée. Tant qu’on n’ouvrira pas le VAO pour que nous y entrions, nous ne comptons pas arrêter. Si je meure de faim, quelqu’un d’autre viendra me remplacer », fait-il savoir.

« Nous avons accepté de quitter le VAO »

Pourtant, à entendre Assita Tamboura, chef d’atelier, faisant parti des 49 artisans concernés par le départ, beaucoup d’entre eux ont accepté le principe de la rotation et veulent partir. Par conséquent, la grève de faim ne les concerne pas. Selon Mme Tamboura, refuser de partir du VAO et laisser la place à d’autres artisans, frise un peu l’égoïsme. « Nous sommes au Village artisanal de Ouagadougou, il y a douze ans. Nous y sommes depuis l’ouverture du village en 2000 et nous avons pu bénéficier de nombreux avantages », reconnaît-elle. Assita Tamboura, par ailleurs, ex vice-présidente du Groupement d’intérêt économique (GIE) du VAO avoue qu’au début il n’y a pas eu de contrat signé établissant que le séjour était rotatif, mais que par la suite le contrat annuel a été instauré et accepté de tous. « Depuis 2005, chaque année, tous les 49 artisans, chefs d’atelier que nous sommes, signons ces contrats. Et nous savions tous qu’en décembre 2011, notre séjour prenait fin sur le site du VAO », affirme-t-elle. Avant d’ajouter que l’entrée au Village artisanal n’a pas été faite dans la bagarre ; par conséquent, il ne faut pas que la sortie soit source de conflit. « Nous sommes environ une vingtaine sur la cinquantaine qui veulent laisser la place à d’autres artisans pour que eux aussi profitent du VAO. Avec l’expérience que nous avons, nous devons aider les jeunes artisans à s’affirmer et non empêcher leur ascension », estime l’ex-vice-présidente du GIE qui demande par ailleurs à ses collègues grévistes de revenir à la raison. Tout ceux qui, comme Mme Tamboura et ses collègues ont accepté de partir, demandent aux responsables de la CCI-BF et aux autorités du ministère en charge de l’Artisanat de leur trouver des mesures d’accompagnement.

Alban KINI
Article original : Sidwaya

Labels:

2e inventaire forestier national

Connaître l’état des ressources pour mieux les gérer
5 décembre 2011, par Webmaster
L’atelier de validation des résultats des deux études menées dans le cadre de la mise en œuvre du projet BKF015, d’appui à la réalisation du «  second inventaire forestier national (IFN 2) » et du dispositif à mettre en place pour la collecte des données s’est tenu le jeudi 1er décembre 2011 à Ouagadougou.

Le plan triennal de formation des acteurs, le rapport de l’étude du cadre juridique, institutionnel et financier de la Cellule national du Système d’Information forestier (CN-SIF) à mettre en place. Tels sont les résultats de l’étude menée dans le cadre du Projet BKF/015 qui a été soumis pour examen et amendement lors d’un atelier le jeudi 01 décembre 2011. Selon la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Mama Christine Liehoun, la mise en œuvre de ces résultats donnera l’occasion d’accroître de manière significative les capacités nationales en collecte, traitement, utilisation de données d’inventaires forestiers et en utilisation de technologies novatrices pour la gestion durable des ressources forestières. «  Au total, les sessions de formation proposées devraient bénéficier à plus d’un millier de personnes dans des domaines comme, la cartographie, l’utilisation du GPS, l’inventaire forestier et la gestion des bases de données  », a-t-elle ajouté. Concernant l’étude sur le cadre juridique, institutionnel et financier de la Cellule national du système d’information forestier, elle aborde la question du dispositif à mettre en place pour pérenniser les acquis qui seront engrangés dans le cadre de la réalisation de l’IFN2, mais également pour assurer la mise à jour des résultats de l’IFN à des périodicités plus rapprochées. Mme Liehoun a précisé que l’atelier permettra également d’assoir le dispositif organisationnel, administratif et technique nécessaire pour la collecte des données, en vue de l’élaboration des équations allométriques pour l’estimation des volumes de bois et de la masse foliaire et racinaire des arbres. L’inventaire forestier ainsi réalisé comportera non seulement une estimation du stock national du bois sur pied, mais intégrera aussi des informations sur les ressources forestières non ligneuses particulièrement porteuses telles que par exemple des espèces fourragères ou plantes médicinales. Mme Liehoun a en outre rappelé que le dernier IFN date d’il y a 30 ans de cela, alors que dans les normes, il faut le faire tous les dix ans. « Pour des questions financières, on n’a pas pu le faire. Maintenant nous sommes très heureux de pouvoir procéder à un deuxième inventaire forestier national, pour évaluer un peu même nos ressources forestières, savoir ce qu’il y a comme volume de ressources forestières. Cet inventaire va aider à mieux cerner nos forêts et à mieux les gérer  », a-elle affirmé. Pour le chargé de programme à l’ambassade du Luxembourg au Burkina, Anne Schintgen, son pays en choisissant de soutenir ce projet, s’attend à ce que l’IFN2 puisse contribuer à améliorer la planification et la gestion durable des ressources forestières au Burkina. Elle espère que cet atelier donnera l’opportunité aux différents intervenants dans le secteur forestier, de faire leurs commentaires et leurs appréciations pour améliorer les documents qui leurs sont soumis.

Raphaël KAFANDO
Article original : Sidwaya

Labels:

Ziro - Chantier d'aantiers d'aménagement forestier

40% du bois de chauffe de Ouagadougou proviennent des CAF du Ziro, dixit DR environnement du centre ouest

16 février 2012, par AIB
Sapouy (AIB)- Dans le cadre de sa campagne d’information et de sensibilisation, autour des chantiers d’aménagements forestiers (CAF), la direction régionale de l’environnement et du développement durable du centre ouest, a échangé vendredi 10 février 2012 avec les membres du cadre de concertation provinciale (CCP) du Ziro.

« Les quatre chantiers d’aménagement forestier (Nazinon, Bougnounou, Cassou, Sapouy-Biéha) de la province du Ziro, font la fierté de la région du centre ouest et de tout le Burkina Faso.

Ce modèles d’aménagement participatif des forêts naturelles, sert aujourd’hui d’école dans la sous région », a indiqué d’entrée de jeu, le directeur régional de l’environnement et du développement durable du centre ouest, Sibiri Kaboré.

La rencontre d’échange voulue par la direction régionale de l’environnement vise à faire un plaidoyer en vue d’une synergie d’actions, d’une mobilisation et d’un accompagnement de tous les acteurs du développement du Ziro pour la chauvegarde de ces massifs forestiers qui constituent une richesse importante sur tous les plans.

Il s’est agi pour le DR Kaboré et ses collaborateurs de faire l’historique de ces CAF, montrer leur méthodologie d’implantation, leur méthode d’exploitation, leur impact sur les populations, les contraintes et insuffisances et enfin les perspectives et opportunités dans le cadre du changement climatique.

Le Ziro, province motrice des aménagements participatifs des forêts naturelles
En effet, le DR Kaboré a rappelé que dans les années 1990, la province du Ziro, confrontée aux graves problèmes de dégradation de ses ressources forestières (60 000 ha de perte par an au Burkina Faso), a fait œuvre pionnière en initiant un modèle d’aménagement participatif de ses forêts : les Chantiers d’Aménagement Forestier (CAF).

Un CAF qui comprend au minimum 20 000 ha, est subdivisé en unités d’aménagement forestier (UAF). Les UAF sont composées de parcelles de 20 ha chacune. A travers un système de rotation bien pensé, le bois vert est exploité dans chaque parcelle tous les 15 ans.

C’est ce qui fait du Ziro, la principale province pourvoyeuse du bois de chauffe pour la ville de Ouagadougou (plus 100 000 stères de bois par an soit 40% des besoins de bois de Ouagadougou). D’après le DR Kaboré, l’on dénombre plus de 160 grossistes transporteurs de bois dans la province du Ziro.

Aussi, des acquis importants ont été engrangés dans le cadre de cet aménagement forestier, notamment en termes de préservation du potentiel forestier, d’amélioration des conditions de vie des populations à travers les revenus générés.

Ainsi la communauté locale a en charge la gestion des unités d’aménagement forestier (UAF) et l’Etat demeure cependant le propriétaire. Tous les villages riverains des UAF sont organisés en Groupements de Gestion Forestière (GGF), puis en Union des Groupements de Gestion Forestière (UGGF).

Dans le cahier de charge concédé à l’UGGF, il est indiqué que les activités agricoles et autres défrichements sont formellement interdits dans les UAF. Seule l’exploitation du bois et autres produits forestiers est autorisée. Ce faisant, tous les GGF ont été formés en techniques d’exploitation du bois, du charbon et autres produits forestiers non ligneux, a fait savoir le DR Kaboré.

Le bois de chauffe ou l’or vert du Ziro

Dans un CAF, il y a généralement deux types de domaines : le domaine protégé et les forets classées. L’Etat demeure le propriétaire, mais la gestion est concédée à l’UGGF suivant un cahier de charge qui définit les modalités de gestion, a indiqué le directeur régional de l’environnement.

Ce cahier de charge définit les droits et les devoirs de chaque partie (Etat, UGGF). L’UGGF est civilement responsable des infractions forestières commises dans le CAF par un ou plusieurs de ses membres. Ainsi, en cas de flagrant délit, le délinquant est conduit devant un représentant de l’administration forestière ou à défaut tout autre officier de police judiciaire.

Pour ce qui concerne la commercialisation, le cahier de charge prévoit 2 200 f CFA par stère (unité de mesure de bois) de bois. Ces 2 200 f CFA sont repartis de la façon suivante : 1 100 f CFA pour le bucheron, 300 f CFA pour le compte de l’Etat, 600 f CFA pour les fonds d’aménagement de l’UGGF et 200 f CFA pour les fonds communautaire du village dont relève le GGF.

Signalons que chaque camion de bois (wambdaro) a un volume pouvant contenir 18 à 22 stères. La nécessaire implication des communes dans la gestion des CAF.

Les CAF ayant été mis en place avant la communalisation intégrale, la nécessité de relecture des textes régissant leur gestion s’impose, a soutenu le DR Kaboré. Et les maires des communes de plaider pour une répartition équitable des fonds issus de l’exploitation du bois.

Les questions d’éclaircissement soulevées par les participants ont trait à l’insuffisance des agents forestiers, la répartition des fonds, les pistes rurales, l’empiétement des UAF, les chargements débordants des camions, l’intégration de l’élevage dans l’exploitation des CAF etc.

Réagissant aux préoccupations le DR Kaboré aidé de ses collaborateurs (les directeurs techniques des différents CAF) ont soutenu que les vrais forestiers sont les populations elles-mêmes. Une police des forêts ne peut s’opérer efficacement qu’avec un changement de comportement des populations riveraines des CAF.

Aussi, ils pensent que les préoccupations soulevées de part et d’autre, trouveront des réponses dans la relecture prochaines des textes régissant la gestion des CAF. Par ailleurs, ils ont sollicité l’accompagnement des membres du cadre de concertation provincial (CCP) pour lever certaines contraintes.

Il s’agit principalement de la pression humaine sur les CAF pour les productions agricoles et animales. Et le haut commissaire Karim Konseimbo d’inviter les membres du CCP à s’engager pleinement dans la sensibilisation des populations en vue de renforcer les acquis pour continuer à tirer toujours de meilleurs profits de ces massifs forestiers.

Yassine SIENOU

Article original : www.aib.bf

Labels:

Mise en œuvre de la 2e phase du Programme national Plates-formes multifonctionnelles

Mise en œuvre de la deuxième phase du Programme national Plates-formes multifonctionnelles : Plus de 3 milliards 290 millions à mobiliser en 2012

 Le comité de pilotage du Programme national plates-formes multifonctionnelles pour la lutte contre la pauvreté (PN-PTF/LCP) a tenu ce mercredi sa première session ordinaire de l’année 2012. Présidée par Tibila Kaboré, président dudit comité de pilotage, la session a permis aux participants de passer en revue les réalisations de 2011 et d’examiner le plan d’actions et le budget 2012.

‘’Si nombreux que soient les travaux finis, ceux qui restent à faire sont plus nombreux’’, a indiqué Tibila Kaboré dans son allocution d’ouverture. Et d’insister sur l’importance de l’année en cours dans le dispositif de réalisation de la deuxième phase du PN-PTFM/LCP : « Elle se situe à mi-parcours de la durée totale de cette 2e phase et intervient au plan national après l’adoption de la Stratégie de croissance accélérée (SCADD) et au plan sectoriel, de la Politique sectorielle de l’économie et des finances (POSEF) ».


Ainsi, de grands défis doivent être relevés en 2012. Il s’agit notamment d’implanter 200 plates-formes multifonctionnelles, d’insonoriser 200 PTFM, de faire fonctionner 40 nouvelles PTFM à l’huile de jatropha produite par les entreprises PTFM. En outre il est question d’implanter 29 PTFM avec des réseaux d’eau et d’électricité ; d’installer 13 PTFM mixtes fonctionnant au gasoil et à l’énergie solaire. Sans oublier le projet d’installation de 4 presses hydrauliques. Pour réaliser ces grands objectifs ci-indiqués, le programme doit mobiliser au total un budget de 3 290 764 000 F CFA. Les acteurs sont donc interpellés. Outre l’État, les partenaires techniques et financiers du PN-PTFM/LCP sont la Coopération luxembourgeoise, le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), la Fondation Bill et Melinda Gates.


Ces PTF ont de quoi être motivés et continuer à soutenir l’Etat dans la mise en œuvre du PN-PTFM/LCP. Car l’année 2011 a été abondante en résultats. 294 plates-formes multifonctionnelles ont été installées dans les 13 régions du Burkina. 294 comités féminins de gestion ont été formés, ainsi que 588 meunières et meuniers. 7 755 femmes ont bénéficié de crédits d’un montant global de 327 805 470 francs CFA auprès d’institutions de micro-finance ; ce qui leur a permis de mener des activités génératrices de revenus. A ces actions, il faut ajouter l’implantation de micro réseaux d’électricité, de PTFM mixes ou hybrides ; l’appui à la mise en place du Programme PTFM du Togo ; les ateliers d’information et de sensibilisation ; la valorisation des filières agricoles.

Pour tous ces acquis, le président de comité de pilotage du Programme national PTFM/LCP a exprimé, la satisfaction du ministère de l’Economie et des Finances et des populations des zones couvertes, à l’égard du PNUD et de l’Ambassade du Grand-Duché de Luxembourg. Ces deux PTF ont beaucoup contribué à l’atteinte des résultats de 2011.

Grégoire B. BAZIE
Ph. Bonaventure PARE

article original : Lefaso.net

Labels:

15.2.12

Chaude matinée au Village artisanal de Ouagadougou (ancien projet de la Coopération luxembourgeoise)

Les locataires du Village artisanal de Ouagadougou (VAO) se sont retrouvés ce lundi 6 février 2012 devant les locaux dudit village pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de l’administration.
Malgré une décision de justice en leur faveur, l’accès de leur atelier leur aurait été refusé.

Le mouvement de protestation de ce lundi est la suite d’une affaire qui fait grand bruit depuis plusieurs mois. Recrutés en 2000 pour faire fonctionner le VAO à son ouverture, les artisans, selon leurs dires, se sont vus proposer, quatre ans après avoir intégré les lieux, des contrats d’un an renouvelable six fois. Après six ans donc, ils devront quitter le VAO pour permettre à d’autres artisans d’occuper les ateliers au sein du village, selon un système de rotation décidé par l’administration.

S’estimant lésés par cette décision, les locataires du Village, après moult tractations avec l’administration et le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, ont porté l’affaire devant la justice qui a rendu son verdict le samedi 4 février dernier en faveur des artisans. Malgré cette décision de justice qui les autorise à réintégrer le VAO aujourd’hui, les locataires du Village ont été refoulés par des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) déployés depuis la veille. Ce n’est que peu après que les forces de l’ordre quitteront les lieux sur instruction de l’avocat des artisans.

« Je suis surprise que malgré la décision de justice qui nous dit de reprendre nos activités, la Maison de l’entreprise décide de nous chasser et de garder le village fermé », s’offusque Marie Abibou, une des artisans. Au total, 49 chefs d’ateliers sont concernés par la mesure. Selon les façonniers, si on ajoute les apprentis, ce sont près de 600 personnes qui vont devoir quitter le VAO.

Réunis devant l’entrée du Village artisanal au moment où nous quittions les lieux, les artisans attendaient leur avocat qui va exiger l’application de la décision de justice et leur permettre de regagner leurs ateliers.

Jacques Théodore Balima - FASOZINE - Article du 7 février 2012

http://www.lefaso.net/spip.php?article46221&rubrique3#

Labels:

24.8.09

Satisfecit du comité de pilotage du projet BKF/012










































Photo 1 : Daouda Zallé, le directeur national du PAGREN
a présenté les rapports d'activités.
Photo 2 : Mme Mawa Christine Liehoun
a présidé la 2ème session du comité de pilotage.

Le siège du Projet d'appui à la gestion participative des ressources naturelles dans les Hauts-Bassins (BKF/012 PAGREN) a servi de cadre à la 2e session de son comité de pilotage le 19 août dernier à Bobo-Dioulasso. C'est Mme Mawa Christine Liehoun, secrétaire générale du ministère de l'Environnement et du Cadre de vie (MECV), qui a présidé cette rencontre en présence du partenaire financier et technique Lux-Development et des membres du comité.














Photo 3 : Les partenaires luxembourgeois ont participé à la rencontre.

Le PAGREN, il faut le signaler, est le fruit de la coopération entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Burkina Faso. Prévu pour durer 5 ans (2006-2011), ce projet contribuera à la réduction de la pauvreté dans la région des Hauts-Bassins, à travers la promotion et la facilitation d'une gestion durable et participative des ressources naturelles. Sa vision est d'améliorer les conditions de vie dans les villages et secteurs riverains des forêts classées afin de réduire la pression anthropique sur les quatre forêts classées péri urbaines (Dindéresso, Kou, Kua et Kuinima).

Le colonel Daouda Zallé, directeur national du projet PAGREN, à l'issue de la présentation du rapport d'activités annuel de 2008 et de celui du premier semestre 2009, a reçu le satisfecit du comité de pilotage qui a bien apprécié les résultats atteints. Il ressort en effet que ces résultats ont été obtenus grâce au renforcement des capacités, à l'aménagement forestier, et à la planification suivie de la mise en oeuvre du développement local, entre autres.

En plus de l'aménagement des quatre forêts et du renforcement de leur surveillance, le projet a appuyé les communes dans l'aménagement et la gestion des sites écotouristiques, ainsi que des espaces verts urbains. Il a également apporté un appui organisationnel et technique aux associations, aux écoles primaires et à la circonscription d'éducation de base de Bobo n°7. En termes de bilan financier, le conseiller technique principal, le Luxembourgois Pim visser a fourni un tableau exécutif des états budgétaires avec des taux de réalisation avoisinant les 100%.

Des témoignages édifiants

Certains participants ont, au cours de la session, exprimé leur joie et remercié le PAGREN pour les différents appuis dont ils ont été bénéficiaires. C'est d'abord la présidente de l'Association Yanta (une association féminine) qui affirmera que par le passé, son association s'adonnait à la coupe abusive du bois dans les forêts classées, de sorte qu'elle avait chaque fois des démêlés avec les forestiers. Mais depuis leur rencontre avec le PAGREN, les femmes de cette association sont devenues des défenseurs de la nature.

Présentement l'association mène des activités génératrices de revenus (unité de fabrique de beurre de karité, carbonage de la noix de cajou, etc.), ce qui lui permet d'éviter de saccager les forêts classées. Intervenant à son tour, le maire de la commune rurale de Karangasso Sembla, tout ému, a salué le PAGREN qui a permis à sa commune d'être dotée d'une salle de réunion. D'autres acquis dans le domaine du reboisement et du soutien logistique à des services ou associations ont été évoqués.

Cependant, des inquiétudes ont été relevées quant à l'agroforesterie. En effet, des populations détentrices de contrats forestiers sont autorisées à effectuer des travaux champêtres dans les forêts classées. Certaines y ont même élu domicile et des habitations définitives. Comme l'a fait remarquer la présidente du comité de pilotage, à la longue, cela peut constituer un problème, d'où la nécessité de chercher dès à présent, des solutions idoines et durables afin de minimiser les difficultés qui viendront à poindre à l'horizon.

Au cours de cette 2e session, il a été suggéré d'une part, la capitalisation des résultats du projet par des publications de documents et d'autre part, l'organisation de la 3e session annuelle prévue en novembre 2009. Avant la fin des travaux, la présidente du comité de pilotage Mme Liehoun a exprimé sa satisfaction par rapport aux résultats obtenus, démontrant ainsi l'efficacité de l'équipe dirigeante du projet.

Article paru dans le journal Sidwaya n° 6492 du 21 août 2009.
Article de Mahamadi TIEGNA & Mamadou BIRGUI


Labels: